
Berlin (ots) –
Selon une étude récente de Civey pour le compte du bevh, les consommateurs allemands semblent avoir une meilleure maîtrise de leurs dépenses lors des achats en ligne, même lors des périodes festives comme Noël. En effet, le phénomène de “regret d’achat” est davantage l’exception que la règle. Néanmoins, près d’un quart des personnes interrogées expriment le souhait de disposer de plus de temps pour réfléchir avant de finaliser leurs achats, afin de valider chaque commande 24 heures après leur initialisation. Christoph Wenk-Fischer explique les motifs derrière cette enquête en soulignant que le risque de s’endetter à cause des achats en ligne est extrêmement faible, selon les données de Destatis. Malgré cela, on entend souvent que des pratiques trompeuses, les offres de paiement différé (BNPL) et les promotions de type Black Friday incitent les consommateurs à accumuler des dettes. “Nous souhaitions examiner de plus près l’écart entre les faits et les perceptions,” poursuit-il.
Une gestion des dépenses sous contrôle
Il est bien connu que les décisions d’achat peuvent être influencées par des motives irrationnels. Mais à quel point les consommateurs perdent-ils réellement le contrôle lorsqu’ils font des achats en ligne ? Combien d’acheteurs regrettent-ils leurs décisions d’achat, pensant avoir été manipulés ? Lorsqu’ils ont été interrogés sur leur vigilance à se demander s’ils pouvaient se permettre d’acheter avant de conclure leurs transactions, 75,3 % des répondants ont affirmé le faire “toujours”, tandis que 10,9 % le faisaient “très souvent” ou “souvent”. En revanche, 11,6 % ont reconnu le faire “rarement” (3,0 %) ou “jamais” (8,6 %), ce groupe incluant des personnes à hauts revenus, pour qui les limites budgétaires sont moins préoccupantes. Au total, 2,2 % n’ont pas su répondre à cette question.
Bien que la majorité des consommateurs restent vigilants concernant leurs dépenses, le secteur du commerce en ligne est souvent critiqué pour ses pratiques considérées comme manipulatrices, les “Dark Patterns”, qui incitent à des achats non désirés. Wenk-Fischer souligne que l’impact de ces stratégies est difficilement quantifiable. Il mentionne que si des achats étaient réalisés massivement contre le gré des consommateurs, cela se traduirait forcément par un mécontentement croissant. Dans cette optique, seulement 7,2 % des acheteurs en ligne approuvent fortement l’idée d’avoir été forcés à passer commande, tandis que 87,3 % estiment pouvoir prendre librement leurs décisions d’achat, et 5,5 % ne savent pas comment répondre.
Pour renforcer la “justice numérique” lors des achats en ligne, certaines propositions incluent une obligation de confirmation supplémentaire pour les commandes. Avant l’envoi d’un colis, les consommateurs devraient patienter un jour de plus et valider à nouveau chaque achat. Wenk-Fischer indique cependant qu’étant donné qu’ils bénéficient d’un droit de retour légal de 14 jours, il serait logique de penser que cela suffise à les inciter à réfléchir. Les résultats de l’enquête vont dans ce sens : 52,4 % jugent une telle attente “clairement erronée”, et 13,2 % “plutôt erronée”. Une minorité, soit 8,5 %, la considère “clairement correcte”, tandis que 14,3 % la voient “plutôt correcte”. Enfin, 11,6 % des participants n’ont pas fait de commentaire.
Les données révèlent un faible risque de surendettement
D’après une récente enquête du bevh, 91,3 % des Allemands de plus de 18 ans ont effectué au moins un achat en ligne en 2023, totalisant 64,24 millions de consommateurs. Selon Destatis, environ 594.800 personnes bénéficient actuellement de conseils pour le surendettement. Parmi elles, près d’un tiers, soit environ 178.000 individus, rencontrent des problèmes de paiement avec des commerçants en ligne. En somme, seulement 0,3 % de tous les clients en ligne sont en situation de surendettement, et le commerce en ligne représente 2,1 % de la dette moyenne, s’élevant à 31.565 euros.
Pour cette enquête, 1.011 personnes en Allemagne ayant effectué des achats en ligne avant Noël ont été interrogées entre le 16 et le 19 décembre 2024. L’étude est représentative.
Points à retenir
- Les consommateurs allemands sont majoritairement conscients de leurs dépenses lors des achats en ligne.
- Une minorité significative souhaite un temps de réflexion supplémentaire avant de confirmer leurs commandes.
- Les risques de surendettement en ligne sont jugés faibles selon les statistiques officielles.
En conclusion, cet article soulève des questions essentielles sur la perception et la réalité des comportements d’achat en ligne. Que signifie vraiment la maîtrise de ses dépenses, et comment cela contraste-t-il avec les préoccupations souvent véhiculées dans les médias ? Cette réflexion pourrait ouvrir la voie à des débats plus profonds sur la régulation du commerce électronique et la protection du consommateur.
- Source article et image(s) : www.finanznachrichten.de


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