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Géo-ingénierie pour refroidir le climat : un facteur de tensions internationales

Diminuer l’ensoleillement pour rafraîchir le climat est un sujet très délicat. La recherche sur le géo-ingénierie solaire fait face à une forte opposition. Le géographe britannique Duncan McLaren explique comment il pourrait néanmoins exister une voie à explorer.

Pour réaliser le géo-ingénierie solaire à grande échelle, il faudrait faire décoller des centaines voire des milliers d'avions par jour pour libérer des particules dans une couche atmosphérique élevée.

Pour réaliser le géo-ingénierie solaire à grande échelle, il faudrait faire décoller des centaines voire des milliers d’avions par jour pour libérer des particules dans une couche atmosphérique élevée.

Illustration Pauline Martinet / NZZ

Des miroirs dans l’espace, des particules de soufre en haute atmosphère, ou des nuages manipulés visent à réduire l’ensoleillement afin de diminuer la température terrestre – c’est ce qu’on appelle le géo-ingénierie solaire. Cette technologie, hautement controversée, est envisagée comme une solution de dernier recours pour la protection climatique en raison de ses nombreux risques.

Le géographe Duncan McLaren a exploré l’influence humaine sur le climat dans de nombreuses études. Récemment, il a proposé, avec un collègue, des solutions visant à poursuivre la recherche sur le géo-ingénierie solaire malgré les nombreuses craintes à ce sujet. Dans cet entretien, il explique comment relancer le débat sur cette thématique sensible.

À propos de l’auteur

Duncan McLaren

Tamara Kenyon

Duncan McLaren

Ce géographe britannique est chercheur au sein de l’Institute for Responsible Carbon Removal de l’American University à Washington.

Points à retenir

  • Le géo-ingénierie solaire repose sur des méthodes controversées, telles que le déploiement de particules en haute atmosphère.
  • L’option de géo-ingénierie est considérée par certains comme une réponse aux impacts inévitables du changement climatique.
  • Des études sont nécessaires pour comprendre les implications et évaluer les risques potentiels associés à cette technologie.

En conclusion, il est essentiel de s’interroger sur l’éthique et la régulation du géo-ingénierie. Alors que la recherche continue, un équilibre doit être trouvé pour ne pas se laisser entraîner vers des solutions technologiques sans examiner leurs conséquences à long terme. L’avenir de notre climat pourrait dépendre de ces choix complexes qui nécessitent un débat éclairé et inclusif.



  • Source image(s) : www.nzz.ch

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