Radebeul (dpa/sn) – Le syndicat IG Metall appelle à une révision drastique de la politique économique. « Pour réussir la transition, notre pays doit disposer d’une infrastructure industrielle et sociale robuste. Les programmes d’austérité sont désormais inadaptés », a déclaré Nadine Boguslawski, membre du comité exécutif d’IG Metall. Des investissements publics et privés conséquents sont nécessaires dans les énergies renouvelables ainsi que dans les technologies écologiques et innovantes.
IG Metall : « Il est 5 heures moins le quart »
« Seule la préservation et la création d’emplois permettront d’assurer une transition écologique et sociale », a insisté Boguslawski. Elle a déploré l’absence de questions et de réponses concernant l’avenir de l’industrie dans le cadre de la campagne électorale. Chaque salarié doit avoir une perspective d’emploi bien sécurisée, avec un contrat collectif. Des décisions urgentes concernant l’industrie, l’emploi et notre pays doivent être prises dès maintenant : « Il est 5 heures moins le quart. »
Appel à un programme d’investissement massif
« Nous demandons au prochain gouvernement fédéral ainsi qu’aux entreprises un programme d’investissement d’envergure. Il est essentiel de défendre et d’élargir notre position de leader technologique en Europe pour garantir la prospérité et des emplois de qualité », a souligné Dirk Schulze, responsable d’IG Metall à l’échelle régionale. Il a également noté que, surtout en Allemagne de l’Est, des succès industriels significatifs avaient été réalisés ces dernières années et ne doivent pas être mis en péril.
Des difficultés qui impactent la région de l’Elbe
Selon Stefan Ehly, représentant principal d’IG Metall à Dresde et Riesa, le manque de décisions nécessaires a des répercussions significatives dans la région. « Les entreprises qui consomment beaucoup d’énergie ne savent pas comment financer leurs coûts de gaz et d’électricité, le secteur de l’automobile est en grande difficulté, et notre infrastructure est dans un état désastreux. Il est temps d’investir dans des projets d’avenir », a-t-il déclaré.
Sous le slogan « Mon emploi. Notre pays industriel. Notre avenir ! », IG Metall lance un cri d’alarme sur la nécessité d’investissements, d’infrastructures améliorées et contre la suppression de postes, les fermetures d’usines et les délocalisations. En janvier, le syndicat avait déjà initié une pétition nationale à ce sujet, qui sera remise au nouveau gouvernement à son entrée en fonction.
La pétition d’IG Metall
La pétition déclare notamment : « Nous travaillons dur pour le bien-être de ce pays. Ce bien-être est menacé. Des usines ferment et des emplois disparaissent. Cela menace notre existence ainsi que la cohésion sociale. » La politique n’a pas répondu aux attentes, et les entreprises sont restées passives face au changement. « Nous sommes prêts à porter ce changement, mais à condition d’avoir un avenir qui soit bénéfique pour tous », est-il précisé.
IG Metall organise un jour d’action à l’échelle nationale pour la politique industrielle le 15 mars, événement qui se déroulera également à Leipzig.
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Points à retenir
- IG Metall milite pour un renforcement des infrastructures industrielles et sociales.
- La nécessité d’un engagement massif en faveur des énergies renouvelables et des technologies écologiques a été soulignée.
- Les conséquences du manque d’initiatives politiques impactent directement les régions, notamment en matière de coûts énergétiques et de vulnérabilité industrielle.
- La pétition d’IG Metall vise à mobiliser le gouvernement pour des actions concertées contre les fermetures d’usines et les pertes d’emplois.
- Un jour d’action pertinent sur la politique industrielle est prévu pour le 15 mars.
Ce sujet soulève de nombreuses questions sur l’équilibre entre la transition énergétique, la préservation des emplois et les mesures politiques à prendre. Quelles solutions innovantes pourrait-on envisager pour répondre aux besoins croissants de durabilité tout en fournissant des garanties aux travailleurs ?
- Source image(s) : www.sueddeutsche.de


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