À l’approche des élections fédérales, l’Association de l’industrie des graines oléagineuses en Allemagne (OVID) appelle à une série de mesures politiques, notamment à une réduction des coûts énergétiques.
Selon OVID, la production locale et des infrastructures résilientes deviennent de plus en plus essentielles.
Source de l’image : OVID
Pour redonner à l’agriculture et à l’industrie alimentaire leur place centrale en matière d’innovation et de performance économique en Allemagne, l’Association de l’industrie des graines oléagineuses en Allemagne (OVID) énonce quatre exigences clés à l’égard de la politique fédérale.
1. Renforcer la production locale et les infrastructures
OVID demande une augmentation de la production nationale de plantes à protéines afin d’atteindre 50 % d’autosuffisance en aliments riches en protéines. Cela devrait être réalisé grâce à de meilleures conditions de culture, à l’adoption de technologies modernisées et à une numérisation accrue. Par ailleurs, l’association souligne l’importance de développer les ports maritimes et intérieurs et de soutenir les infrastructures ferroviaires pour renforcer les chaînes d’approvisionnement agricoles en Allemagne.
2. Libre-échange et promotion de l’innovation
Un Green Deal plus équilibré est requis, visant à réduire la bureaucratie et à encourager les nouvelles technologies. Cela implique la mise en place d’une législation moderne sur les biotechnologies, qui régulerait l’utilisation de techniques récentes telles que l’outil CRISPR/Cas9. Cela permettrait de gérer de manière sécurisée et compétitive l’utilisation des plantes et matières premières génomiquement modifiées. La conclusion de nouveaux accords commerciaux et la lutte contre les barrières protectionnistes sont également des éléments essentiels de ce document de position.
3. Réduction des coûts énergétiques et garantie de la compétitivité
Un des principaux objectifs de l’industrie des huileries est de réduire les coûts énergétiques. OVID réclame un cadre de concurrence équitable pour les entreprises alimentaires à forte intensité énergétique et des tarifs compétitifs de gaz pour les industries nécessitant de la chaleur de processus. En outre, une compensation des coûts de l’électricité devrait être étendue à ces secteurs, tout en favorisant une approche pragmatique de la tarification des réseaux industriels. Cela aiderait les entreprises à adapter leur approvisionnement énergétique et à rester compétitives à long terme.
4. Durabilité et bioéconomie comme moteurs de croissance
Pour les huileries, il est crucial d’opérer un changement de politique qui associe durabilité et croissance, tout en supprimant les obstacles dus aux règles bureaucratiques et aux normes juridiques floues. OVID plaide donc pour une mise en œuvre pragmatique des réglementations concernant les chaînes d’approvisionnement et les déclarations de durabilité, ainsi que pour la réglementation européenne sur la déforestation. Par ailleurs, un plaidoyer fort pour l’utilisation de biocarburants est essentiel pour maintenir la lutte contre le changement climatique. Il est également nécessaire de renforcer le potentiel d’innovation de la bioéconomie, notamment en intégrant les produits biosourcés dans les achats publics et en élargissant le soutien à la recherche.
Points à retenir
- Une augmentation de la production nationale de plantes à protéines est essentielle pour assurer une autosuffisance de 50% en aliments riches en protéines.
- La modernisation de la législation sur les biotechnologies pourrait déclencher l’utilisation sécurisée des innovations en matière de génétique végétale.
- La réduction des coûts énergétiques est primordiale pour garantir la compétitivité des entreprises alimentaires à forte intensité énergétique.
- Un équilibre entre durabilité et développement économique est vital pour propulser l’innovation dans le secteur bioéconomique.
En conclusion, alors que les défis environnementaux et économiques se profilent à l’horizon, il devient primordial d’intégrer des approches novatrices et durables pour repenser nos modèles de production. L’engagement des acteurs industriels, soutenu par des politiques proactives, peut jouer un rôle déterminant dans la transformation de l’agriculture et de l’alimentation en Allemagne. Quelles autres initiatives pourraient aider à préserver l’équilibre entre compétitivité économique et durabilité ?
- Source image(s) : lebensmittelpraxis.de


Laisser un commentaire