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Coaching plateforme : remboursement de 1.500 euros !

Une cliente sans emploi a trouvé l’offre de coaching en ligne d’un prétendu expert en cryptomonnaies particulièrement attirante. Cependant, l’organisme qui proposait ce coaching ne disposait pas de l’autorisation requise. En conséquence, la plateforme doit rembourser 1 500 euros à la cliente. Avec notre cabinet partenaire Dr. Ghendler Ruvinskij, nous sommes à votre disposition pour vous apporter des conseils sur ce type de situation.


Le tribunal de première instance de Munich a condamné aujourd’hui l’opératrice d’une plateforme de coaching en ligne à rembourser 1 500 euros à une cliente. De plus, le tribunal a déclaré que le contrat conclu entre la cliente et le coach était nul. En effet, la plateforme n’avait pas la licence nécessaire pour offrir des cours à distance, selon le tribunal (LG Munich I, Az. 44 O 16944/23).

Au moment de la conclusion du contrat en question, la cliente était au chômage. Elle a affirmé avoir été influencée par des publicités sur les réseaux sociaux et par le coach, qui se présentait comme un expert financier. Ainsi, elle a engagé une procédure judiciaire pour se soustraire à ce contrat.

De son côté, l’opératrice de la plateforme estimait que le contrat contesté était valide. Elle soutenait que la loi protégeant les participants à l’enseignement à distance (Fernunterrichtsschutzgesetz – FernUSG) ne s’appliquait pas à son cas, car la cliente avait agi en tant que créatrice d’entreprise et devait donc être considérée comme une entrepreneuse. De plus, elle avait, selon elle, renoncé activement à son droit de rétractation pendant le processus de commande.


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L’organisme de coaching n’avait pas d’autorisation

Cependant, le tribunal n’a pas suivi l’argumentation de l’opératrice. Il a constaté que la cliente n’avait probablement pas reçu suffisamment d’informations sur son droit de rétractation lors du processus de commande. Même en admettant qu’elle avait agi en tant que créatrice d’entreprise, le contrat était néanmoins nul, car la loi FernUSG devait s’appliquer pour la protéger. L’organisme de coaching avait proposé de l’enseignement à distance sans posséder la licence requise.

Le but de la loi vise notamment à protéger les individus contre des prestataires non certifiés par une entité gouvernementale, dont la qualité ne peut être évaluée par les bénéficiaires, surtout dans le cadre de l’enseignement à distance. La cliente se trouvait dans une situation économique difficile, ce qui ne la rendait pas moins vulnérable qu’un consommateur au sens de l’article 13 du BGB.

Par conséquent, la cliente a principalement obtenu gain de cause. Seule sa demande d’indemnisation pour préjudice moral, basé sur une prétendue perte de contrôle de ses données durant le processus de commande, a été rejetée.

Il est important de noter que ce jugement n’est pas encore définitif.

Coaching (redirection vers GR)

Points à retenir

  • Le tribunal a constaté l’absence de licence pour le coaching à distance, entraînant l’annulation du contrat.
  • La protection des consommateurs s’étend également aux personnes considérées comme des entrepreneurs en phase de création.
  • La mauvaise information fournie sur le droit de rétractation renforce encore la vulnérabilité des clients dans ce type de contrat.

En conclusion, cet arrêt met en lumière l’importance des réglementations concernant les services d’éducation en ligne et leur nécessité de protection pour les consommateurs, quel que soit leur statut professionnel. Il soulève également des questions cruciales sur la responsabilité des plateformes de coaching face aux attentes des clients et aux normes légales en matière de protection des consommateurs.



  • Source article et image(s) : www.wbs.legal

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