Un Plan d’Action pour le E-Commerce : Réactions du HDE
Le 29 janvier 2025, la gouvernement allemand a publié un plan d’action dédié au commerce électronique, reconnu par le Handelsverband Deutschland (HDE) comme une étape cruciale pour garantir un environnement de concurrence équitable face aux plateformes et aux entreprises commerciales basées dans des pays tiers.
Après que le HDE eût déjà exprimé un avis positif sur le premier projet élaboré l’été dernier par le ministère fédéral de l’Économie et de la Protection du climat (BMWK), plusieurs revendications clés du syndicat ont été intégrées dans le document actuel. Toutefois, des incertitudes persistent quant à la mise en œuvre de la législation européenne et nationale face aux commerçants de pays tiers et aux éventuelles sanctions qui pourraient leur être imposées. De plus, le HDE soulève des inquiétudes concernant la création d’une bureaucratie superflue pour les entreprises commerciales allemandes.
Le président du HDE, Alexander von Preen, a déclaré : « Le plan d’action pour le e-commerce envoie un message fort aux plateformes et aux entreprises de pays tiers. Notre message est entendu : les violations répétées par des acteurs comme Temu et Shein doivent cesser. » Le HDE soutient de nombreuses demandes figurant dans le plan, notamment l’éventuelle abolition rapide du seuil de franchise douanière de 150 euros et l’application rigoureuse du Digital Services Act (DSA), ainsi que les initiatives proposées pour renforcer la surveillance du marché à différentes échelles. Toutefois, von Preen insiste sur le fait qu’il est crucial que ces revendications se concrétisent. Une des questions majeures reste sans réponse : quelles sont les conséquences pour les entreprises qui enfreignent les règles de la concurrence en Europe ?
Selon von Preen, « En l’UE, les produits ne peuvent circuler légalement que si le vendeur a désigné un représentant légal au sein de l’UE. Ce représentant doit être une personne physique, résidente dans l’UE, et capable de répondre aux exigences légales. » Il doit garantir la réception des documents importants tels que les notifications dans le cadre de procédures judiciaires, les décisions de justice et d’autres écrits, y compris ceux relatifs aux procédures d’exécution. En l’absence de désignation d’un tel représentant, les colis de ces vendeurs ne pourront plus être livrés aux consommateurs finaux.
Pour le HDE, l’introduction de nouveaux points issus de la coordination interministérielle dans le plan d’action — qui entraîne une régulation accrue pour toutes les entreprises — est considérée comme inacceptable. Ce renforcement des régulations, déjà largement débattues, néglige le problème principal posé par les commerçants et plateformes de pays tiers. Cela risque de nuire à la compétitivité des entreprises qui opèrent légalement sur le marché intérieur. Von Preen souligne que cela contredit les déclarations sur la réduction de la bureaucratie et pourrait, au final, favoriser des concurrents peu scrupuleux issus de pays tiers. Il appelle donc le gouvernement à revenir rapidement sur ces propositions.
Points à retenir
- Adoption d’un plan d’action pour le e-commerce par le gouvernement allemand.
- Réclamations du HDE pour une concurrence équitable avec les commerçants de pays tiers.
- Inquiétudes concernant le risque de bureaucratie accrue dans le cadre des nouvelles régulations.
- Nécessité d’un représentant légal pour les vendeurs non-européens.
- Appel à des mesures concrètes suite aux annonces du HDE sur la concurrence déloyale.
Ce plan d’action pour le e-commerce soulève de nombreuses interrogations. Alors que des avancées sont notables, la mise en œuvre et le respect de ces nouvelles régulations seront déterminants pour préparer un véritable environnement commercial équitable. Une réflexion sur la meilleure façon de réguler le commerce en ligne, tout en favorisant l’innovation et la concurrence, s’avère cruciale pour l’avenir des acteurs du marché.
- Source article et image(s) : www.gabot.de


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